Les larmes de Katrina, Philippe d'Artois, Yveline Edition, 2010, 245 pages.

Katrina : de l'arrivée tonitruante de l'ouragan sur les côtes de la Louisiane reste l'incroyable épopée d'êtres humains jetés sur les routes et contraints de laisser derrière eux les liens et les souvenirs que beaucoup d'entre eux ne devaient plus jamais retrouver. Maisons à reconstruire, familles séparées, tensions raciales, défis climatiques, baisse du tourisme, abandon de la ville par une partie de ses musiciens, La Nouvelle-Orléans souffre mais se remet peu à peu du terrible sinistre qu'elle a subi. L'auteur ne se complaît pas dans la description de la catastrophe mais vante au contraire les mérites de cette ville qui tiennent en un mot : la résilience. Micheline Garnier et Anne Marie Morin Source : La gazette de la francophonie américaine, France-Louisiane, Franco-Américanie, n°145, juillet-août-septembre 2011

La nuit la plus longue, James Lee Burke, Ed Payot-Rivages

La Nouvelle-Orléans a été dévastée par l'ouragan Katrina et chacun se débat pour survivre au milieu des décombres et des pillards. C'est dans ce monde déboussolé que se passe l'intrigue du dernier roman de J.L. Burke. Le détective Dave Robicheaux est confronté à des mafieux habitants de belles demeures historiques, mais aussi à des tueurs en série, petits malfrats qui s'attaqueront à sa propre famille. La traque des malfaisants le mène dans les lieux sombres du crime et les bas quartiers de la ville mais l'auteur n'oublie pas de promener ses héros dans la Louisiane profonde, et son texte devient alors lyrique : « Sur Bayou Teche, coincée entre les champs de canne à sucre et les élevages de chevaux, Loreauville consistait en un ensemble de cabanes de métayers datant du 19ème siècle...» Le talent de l'auteur ne tient pas à ses seules qualités d'écriture mais aussi à la puissance de son expérience du monde qu'il décrit : contexte social calamiteux, violences familiales, pauvreté, rackets en tout genre, personnages que l'on n'aurait pas vraiment envie de rencontrer. Ceux-ci rêvent tous d'une reconnaissance sociale mais se retrouvent immanquablement aspirés par la grande ville et ses bas-fonds propices à la dissimulation et à la violence. Ce livre n'a pas pour seul but de nous distraire : J.L. Burke fait le pari d'intéresser son lecteur, malgré lui, à ces « classes dangereuses » qui évoluent dans une société entravée par la misère. Anne-Marie Morin Source : La gazette de la francophonie américaine, France-Louisiane, Franco-Américanie, n°145, juillet-août-septembre 2011

Do not miss

No events

Newsletter